Je lis que la France est championne d'Europe des abandons, sans pour autant trouver de statistiques à l'échelle européenne. Toujours est-il que malgré les campagnes de prévention et de sensibilisation 100 000 animaux sont abandonnés par an en France.
Je lis que la France est championne d'Europe des abandons, sans pour autant trouver de statistiques à l'échelle européenne. Toujours est-il que malgré les campagnes de prévention et de sensibilisation 100 000 animaux sont abandonnés par an en France.
Pourquoi adopter ?
Pour combler un vide, par besoin d'affection, parce qu'on cède aux enfants qui réclament un confident, parce qu'il est mignon, parce qu'on a eu un animal en étant enfant…
Mais aussi afin de pouvoir s’occuper ou sortir avec attestation lors des différents confinements où il y a eu augmentation des adoptions d'animaux de compagnie, et notamment de chiens.
Alors pourquoi abandonner ?
La grande période des abandons sont les vacances d'été: 60% le sont pendant cette période.
Les solutions existant aujourd’hui sont pourtant variées.
Les autres causes sont les déménagements, séparations, raisons financières, manque de temps… Ce besoin de temps et de ressources s'est particulièrement révélé après les adoptions liées aux confinements où la vie « normale » a repris. Il a fallu alors pleinement intégrer l'animal, envisager le fait qu'il allait vivre 10 ou 20 ans, et parfois par manque de connaissances de ses besoins se heurter à de sévères déconvenues entre l'image idyllique et le quotidien : un animal ne va pas obéir pas au doigt et à l’œil, n'est pas tout de suite propre s'il est bébé, peut griffer le mobilier, doit être sorti quelle que soit la météo, a ses propres réactions…
Accueillir un animal suppose aussi l'anticipation de sa taille à l'age adulte et de ses besoins, des soins vétérinaires, l'éventualité d'un trait de caractère ne convenant pas à la famille (un chaton pour une personne âgée, un Bengale dans un appartement inadapté par ex.) etc ...
Les animaux les plus « chanceux » seront abandonnés en refuge, avec la possibilité parfois d'être sauvés pour vivre une seconde vie. Ils viendront grossir les rangs des refuges existants, déjà saturés. Ce type d'abandon est considéré comme une cession dans les règles, puisque le maitre n'a plus aucune responsabilité envers lui, on peut toutefois imaginer le traumatisme ressenti.
Quant à l'abandon sauvage, l’animal va errer plusieurs jours ou semaines. Il sera soumis aux intempéries, aux risques d'accidents et de blessures, aux prédateurs -animaux ou humains- à la nouveauté la plus absolue, à la recherche d'eau et de nourriture.
Au final…
Membre de la famille à part entière, un animal demande des ressources qu'elles soient financières (nourriture, aménagements, vaccins...) ou en termes de temps. En prenant en compte son espérance de vie, il s'agit d'un engagement dans la durée. Une décision qui nécessite d’être mûrement réfléchie, mais qui une fois bien pensée apporte dans la plupart des cas joie et sourires au quotidien.
Souhaitons que le certificat d'engagement et de connaissance mis en place depuis le 1er octobre pour tout acquéreur d'un animal de compagnie atteigne son but : sensibiliser et responsabiliser les détenteurs afin de lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre animaux et hommes.
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