Faire face au décès d'un chat

Cet été 2024, j'ai vécu pour la 1ère fois le décès de Woody, un chat de 12 ans dont j'avais la garde.

Cet été 2024, j'ai vécu pour la 1ère fois le décès de Woody, un chat de 12 ans dont j'avais la garde.

Aucun problème de santé, petit chat facile au caractère doux, tous les matins Woody venait derrière la porte m'accueillir. Le matin du 31 juillet, il n'est pas venu. Je l'ai appelé, cherché, suis allée dans ses cachettes, pas de Woody.

Et puis je l'ai découvert, allongé sur le flanc sous le lit, ne bougeant plus. Froid. J'ai tout de suite compris.

Immédiatement, j'ai contacté son vétérinaire, mais le cabinet étant fermé l'appel a basculé sur un service d'urgence.

Ils pouvaient se charger de venir chercher le corps de ce pauvre Woody, sans pouvoir me donner d'heure de passage. Or les visites étaient nombreuses ce jour là, je ne pouvais pas rester toute la journée sur place.

Que souhaitait la famille ? Déplacement, consultation, prise en charge, possibilité de garder les cendres de la crémation : 515€. Sans les conserver, 313€.

La seconde étape a été d'appeler la famille en vacances. J'ai essayé d'être professionnelle en faisant preuve de tact et de douceur. D'être informative et rassurante. J'étais autant en larmes qu'eux.

Les infos transmises, je les ai laissés réfléchir et ai appelé pendant ce temps d'autres cabinets vétérinaires. Aucun ne pouvait venir chercher le corps. Mais je pouvais venir le déposer. Une première clinique a ainsi estimé les frais à 145€ ;

Une seconde clinique du 12è, très empathique, m'a fait une formidable proposition : conserver le corps de Woody jusqu'au retour de la famille, prévu dans 4 jours. Pour cela, prévoir une somme de 10€ par jour. A ajouter au coût de l'incinération, 99€

Les conditions financières étant plus raisonnables, j'ai proposé à la famille d'amener moi-même Woody à la clinique et de l'y laisser. Elle a choisi cette solution, apaisée à l'idée de pouvoir le revoir une dernière fois.

A son retour, la famille est allée voir Woody à la clinique puis le soir nous nous sommes vus tous les 3. La jeune femme prof d'arts plastique m'a alors montrée la photo de l'empreinte prise de la patte de Woody. Nous avons pleuré ensemble.

De cette triste expérience, qu'en retenir ?

Que comme dans tous les domaines les prix varient considérablement, mais que dans le cas présent s'y ajoute la dimension bouleversante de la mort de son animal.

Que certains professionnels font leur travail, comme il faut, répondent aux questions. Et que d'autres sont empathiques, « se mettent à la place de ». Et je suis très reconnaissante à cette clinique du 12è (infos sur demande via le site) de m'avoir offert la possibilité d'apporter un peu de réconfort à cette famille en deuil.

Je n'oublie ni Woody, ni sa famille. Voilà un autre aspect de la vie de cat-sitter professionnelle.

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